HISTORIQUE

Société fribourgeoise des peintres amateurs / 1955-2005 / 50 ans de créations artistiques  

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Le mot du Président, Jean-Marie Déglise

J'ai choisi la voie classique de la réalisation d'un tableau pour exprimer mon introcution à cette plaquette du souvenir ou 50 ans d'activité des peintres amateurs fribourgeois.

Voie claisssque : le choix du sujet, sa mise en valeur, les couleurs d'exécution.

Le sujet : les peintres amateurs fribourgeois. Il est certain que la renommé et les oeuvres de peintres ainsi que la préscnce d'un Technicum des Beaux-Arts ont suscité des vocation. Comme de nouvelles conditions de travail laissaient un plus de temps libre,, elles permirent de s'évader du quotidien et de partir, chevalet dans une main et coffret de tubes de couleurs dans l'autre, à la recherche du pittoresque, ceci plus facilement le dimanche d'où l'appellation. Je n'oublierai pas également ce retour vers la découverte et l'admiration de la nature chères à J.-Jacques Rourreau.

À ce besoin de s'exprimer par la peinture vint se greffer celui d'exposer pour se comparer, se situer dans le domaine pictural, rechercher un petit profit, compensation des frais occasionnés par ce passe-temps. Je crois que c'est bien là la motivation profonde et le sens d'une exposition. À plusieurs, c'était plus intéressant et l'organisation en devenait facilitée. Pour beaucoup aussi c'était le temps d'échanger, de se rencontrer, finalement de fêter un peu.

Mise en valeur - mise en couleurs : le peu de littérature ne me permet pas d'affirmer que certaines rencontres, expositions devaient avoir de la couleur, mais je le présume. La palette verbale de certaines expositions ou rencontres devait être de couleurs chaudes. Tout devait être sujet à discussion; choix du sujet, composition, couleurs, écoles et formations différentes : regarde Cézanne, j'ai vu chez Courbeet, j'ai parlé avec Buchs, j'ai rencontré Riisenmey, j'ai été aux cours de Reichlen, de Cattani, de Garo, alors ...

Vie adolescente de notre Société des peintres amateurs, vie plus adulte, donc moins mouvementées de celle d'aujourd'hui, mais toujours ce souci de se former, de se rencontrer, de se parler de comparer encore ... et toujours.

N'est-ce pas là ce qu'il faut souhaiter à notre Société fribourgeoise des peintres amateurs pour marcher allègrement vers son centenaires ?

Tous mes voeux l'accompagnent.


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Préambule

La Société fribourgeoise des peintres amateurs (SFPA) fête cette année son 50e anniversaire, entourée de sa centaine de membres et d'amis dont certains l'accompagnaient déjà lors de sa création en 1955.

L'histoire de la SFPA, c'est surtout l'histoire de plusieurs dizaines de passionnés de peinture qui se sont rencontrés régulièrement pour partager leur ferveur commune, celle d'exprimer avec leurs pinceaux ou leurs crayons, leurs rencontres avec la nature. Ainsi, ces passionnés de couleurs et de formes ont, à juste titre, été beaucoup plus soucieux de composer leurs tableaux que de remplir des cartons d'archives pour témoigner de la vie de la société.

Cette louable pratique n'a pas facilité la tâche de l'équipe chargée de la rédaction de l'histoire de la SFPA. Il en résulte que l'établissement d'une chronologie ou la recherche d'éléments propres à son développement n'a pas été possible. Les rédacteurs de la brochure du 40e anniversaire avaient également achoppé à cette lacune.

Aussi, il nous a semblé préférable de raconter la SFPA en la présentant essentiellement dans la perspective de ses  deux principales activités : les expositions et la formation. En effet, celles-ci constituent les deux pierres angulaires sur lesquelles repose la SFPA. Les témoignages oraux d'anciens membres de la société vont d'ailleurs aussi dans cette direction; dans les années 1955 à 1970, ce sont principalement les expositions, annuelles jusqu'en 1959 qui canalisaient tout l'énergie de la société, par la suite, les activités liées à la formation se sont imposées.

Les peintres amateurs ne jouent pas sous les projecteurs de la grande scène artistique, mais tiennent un rôle à la mesure de la sincérité et de l'humidité de leur démarche. La citation de Howard Becker, sociologue, pianiste et peintre amateur garde toute sa pertinence : 

"Le monde de l'art est constitué d'un ensemble d'acteurs ayant chacun un rôle précis à jouer : leurs actions et leurs interactions contribuent à faire fonctionner un ensemble de réseaux grâce auxquels l'oeuvre peut être considérée comme oeuvre d'art et en dehors desquels cette dernière ne peut acquérir ce statut". 


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Ce jubilé est aussi l'occasion de remercier les personnes et les institutions qui ont soutenu la SFPA tout au long de sa courte histoire : Les anciens membres du comité et leur famille, la Ville de Fribourg,qui a toujours offert le vin d'honneur lors des expositions, les propriétaires de salles, les membres amis. 

La rédaction

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La fondation de la Société fribourgeoise des peintres amateurs (SFPA)

 À l'instar des autres sociétés d'amateurs actives dans d'autres domaines culturels, la Société fribourgeoise des peintres amateurs a gagné sa place dans le paysage culturel fribourgeois. Si bon nombre d'associations suisses et fribourgeoises se sont constituées soit à la fin du XIXe siècle, soit au début du XXe. Ce n'est qu'au début des années 1950 que l'on trouve la trace de quelques "peintres du dimanche" qui se rencontraient pour échanger les propos sur leur activité artistique. De ces rencontres régulières, tous les 15 jours selon les souvenirs d'anciens membres fondateurs, l'idée émergea de constituer une association. Des contacts sont établis avec la société de Lausanne en vue de connaître son fonctionnement et de bénéficier de ses expériences. En janvier 1955, deux peintres amateurs, Gaston Colliard et Ernest Lauper, prenaient la décision de fonder une société. Par voie d'annonce dans la presse, les peintres amateurs de Fribourg et environ étaient invités à participer à une séance consultative qui se déroula le 28 février 1955 au Restaurant Continental, place de la gare à Fribourg. 19 personnes y participèrent. Monsieur Lauper exposa les raisons qui l'avaient incité à organiser cette séance. Il s'agissait principalement d'organiser des cours de peinture, des conférences, des expositions, des visites d'expositions, des concours, des travaux en commun.

L'ensemble des participants partagera cette idée et convaincu de la nécessité de constituer une nouvelle société. Une commission provisoire chargée des travaux préparatoires fut mise sur pied et comprenait MM. Ernest Lauper, Filipo Rodi, Antoine Bapt,, Jean-Luc Monnard et Gaston Colliard. Le 7 mars, la commission provisoire de la Société d'études artistiques des peintres amateurs de Fribourg (SEAPA), selon la raison sociale provisoire, se réunissait pour examiner le projet de statuts élaboré par M. Colliard et l'ordre du jour de l'assemblée constitutive.

Une semaine plus tard, soit le 14 mars 1955, l'assemblée constitutive se réunissait, arrêta et approuva les 24 articles des statuts dans lesquels la raison sociale Société Fribourgeoise des Peintres du Dimanche fut adoptée. Le comité, composé d'un président, Monsieur. Ernest Lauper, d'un vice-président Monsieur Marcel Brugger, d'un secrétaire, M. Antoine Bapst, d'un caissier M Philippoty et d'un membre adjoint, Monsieur Louis Macherel fut élu. La société comptait une quarantaine de membres.


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Les statuts

24 articles constituent les statuts de la société dont voici les principaux : 

  1.  Constitution et raison sociale : le 14 mars 1955, s'est constituée à Fribourg une association mixte, au sens de l'article 60 ss du CC, prenant pour raison sociale : Société fribourgeoise des peintres du dimanche (S.F.P.D.), appelée par la suite "La Société".
  2. But : Son but est de travailler à l'éducation artistique (théorique et pratique) de ses membres, tout en créant et maintenant entre eux des liens d'amitié.
  3. Siège et durée : Son siège est à Fribourg et sa durée illimitée.
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  10. Conditions d'admission : La qualité des membre actif est acquise à la condition que que le candidat : a) présente un bulletin d'adhésion contresigné par un membre actif; b) soit âgé de 18 ans au moins; c) présente au comité un travail personnel; d) verse, dès sa réception, la finance d'entrée et la première cotisation annuelle dans un délai de trois mois.
  11. Expositions : Les membres de la Société ne présentent aux expositions que des oeuvres absolument originales. Toute copie non déclarée peut entraîner, pour son auteur, l'exclusion de la Société.
  12. Organes : Les organes de la Société sont : a) l'Assemblée générale; b) le Comité; c) le Contrôle.
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  17. Le Comité : 1) Le comité se compose de cin membres choisis parmi les membres actifs. 2) Il se constitue lui-même. Il désigne son son sein le vice-présent, secrétaire et le trésorier. 3) Les membres du comité sont nommés pour une année et son rééligibles. 4) Le comité exécute les décisions de l'assemblée générale et veille à la bonne marche de la société. Une fois par an, il présente à l'assemblée générale un rapport sur l'activité de la Société.
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  19. ...
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  21. Cours : Le comité peut organiser des coours. Ceux-ci sont libres et accessibles à tous, moyennant paiement de la finance.

Durant ces 50 années, la société resta infidèle à l'esprit de ses statuts. La dénomination "Peintres du dimanche" devenue trop restrictive avec le temps ou même péjorative pour certains, amena la société à modifier sa raison sociale et, par conséquent, à réviser ses statuts.; en 1978, elle opta pour la Société fribourgeoise des peintres amateurs. (SFPA,) sa raison sociale actuelle. De plus, l'article 2 des statuts a été rafraîchi.: "son but est de promouvoir et de favoriser le développement culturel et artistique de ses membres". D'autres modifications mineures touchant le fonctionnement administratif de la société ont été à l'origine de nouveaux statuts, lesquels fut révisés en 1984 et en 1988.


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Le Comité de la SFPA au 29 avril 2005

Président : Jean-Marie Déglise

Caissière : Carole Jeckelmann

Membres : Suzanne Crausaz, Anne-Maire Volery, Marcel Camélique

Hors comité : Secrétaire Chantal Guerry


Les présidents et présidentes de la SFPA de 1955 à 2005

Ernest Lauper : 1955 - 1957 / Gilbert Macherel :957 - 1966 / Marcel Brugger 1966 -1970 / Jean Limat 1970 - 1974 / Adolphe Zwick 1974 - 1977 / Jacques Limat 1977-1979 / Solange Mauron 1979 - 1983 / Rose Papaux 1983 - 1999 / Marcel Pignat 1999 - 2002 / Jean-Marie Déglise 2002 - 2005.


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Des "Peintres du dimanche" aux "Peintres amateurs"

En ce milieu du XXe siècle, V, le peintre amateur, tributaire de son temps libre et des conditions sociales, ne peut peindre que durant ses rares moments de loisirs, principalement le dimanche. C'est donc bien une notion de temps qui a donné naissance à la formulation de "peintre du dimanche". Par la suite, la réduction du temps de travail journalier et hebdomadaire, l'augmentation du nombre des jours de congé, l'avancement de l'âge de la retraite et l'accroissement de la durée de vie moyenne ont sensiblement allongé le "temps libre" des individus bien au-delà du seul dimanche. Ces nouvelles données ont modifié la notion du temps. Celui-ci n'est plus seulement consacré au repos nécessaire en vue d'un meilleur rendement au travail.  L'individu le met à profit pour se réaliser par la pratique artistique, la peinture en l'occurrence. Cette passion s'exerçant sans limitation aucune réunit des représentants de toutes les catégories socioprofessionnelles. L'orthopédiste, le comptable, cheminot, le postier, l'enseignante, la secrétaire, le directeur, l'assureur, le conseiller communal, le pasteur ayant chacun laissé l'habit ou l'uniforme de leur état sur la patère, cherchent à travers l'exercice de la peinture à exprimer leurs sentiments, leurs émotions et surtout leur amour de la nature.

L'image du peintre amateur, trimbalant, chevalet, tabouret, pinceaux couleurs et palettes dans la nature nature restent actuelle; la pipe et le chapeau ont eux,  concession aux temps actuels, été abandonnés. Le peintre amateur, héritier de la tradition classique, s'inspire essentiellement de son environnement naturel ou construit. La nature reste la source principale d'inspiration et c'est donc à son contact qu'il peint. Ce besoin de travailler en solitaire et au contact de la nature est peut-être une des causes du peu de succès qu'ont eu les tentatives de mettre en place un local pour réunir et offrir aux membres les commodités d'un atelier. Peu d'artistes amateurs disposent d'un atelier ou peut-être peu d'amateurs désirent un "atelier intérieur". Ils ont besoin de fuir l'espace fermé, réminiscence peut-être du bureau ou de l'atelier, le lieu où s'exerce la profession. L'artiste amateur est un peintre de plein air, plus indépendant et autonome que le "peintre professionnel," il n'est pas obligé de se conformer aux règles, y compris à celles de l'atelier ,en vigueur dans le monde de l'art actuel et, de plus il échappe à l'obligation de produire pour vivre.


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Former

Année après année, le comité de la SFPA s'est efforcé, avec plus ou moins de succès, d'offrir à ses membres des programmes de formation pour étendre leurs connaissances techniques, étayer leur savoir et découvrir des artistes d'hier et d'aujourd'hui en appréhendant leurs œuvres, en visitant les expositions des artistes les plus représentatifs de la renaissance à nos jours. La SFPA s'est occasionnellement invitée chez des artistes pour la visite de leur atelier.

Dès la fondation de la société, des artistes fribourgeois reconnus ont été approchés pour servir le maître aux peintres amateurs : on peut citer Raymond Meuwly, Albin Albin Kolly, Ferruccio Garopesani,;  des enseignants - on pense bien sûr à Bernard Morel et Bernard Hayoz - ou des membres expérimentés de la SFPA, Jean Limat, Paul Simonet, Albert Frachebourd, Joseph Demierre se sont chargés de donner d'autres formations. Ces rencontres permettent d'échanger des recettes, de voir les différentes manières de traiter un même sujet. Certains cours portaient aussi sur des thématiques précises : le dessin académique,  d'observation ou technique, la composition, l'art abstrait, la perspective , la nature morte, le modelage, le vitrail, la couleur.

Derrière la recherche de conseils techniques et de correction, on trouve aussi le besoin d'échanges et de rencontres, la nécessité de développer des besoins de sociabilité, de répondre à ses besoins d'échanges. Ces pratiques collectives, par le biais des cours et ateliers, permettent aux peintres amateurs d'accroître ses rapports et ses échanges sociaux ainsi que ses connaissances.

Des expositions internes sont organisées par la société; chaque année, les membres de la SFPA peuvent présenter une ou deux œuvres à un jury ou à un artiste pour récolter des critiques constructives et là aussi, des artistes reconnus ont d'une manière régulière, participer à la vie de la SFPA en fonctionnant au sein d'un jury.

Des sorties "peinture" sont régulièrement organisées lors desquelles des artistes amateurs travaillent un même sujet. Celui-ci peut être un paysage ouune fleur du jardin botanique, source intarissable de découvertes.

Structure d'enseignement récente, des stages chez des artistes, attirent des membres de la SFPA. Ils ont lieu à la belle saison, principalement dans le midi de la France et s'étalent sur une semaine. Les stages offrent une formation intensive et la possibilité de se perfectionner et de profiter de la présence d'un artiste enseignant pour avancer le travail que le peintre amateur continuera seul par la suite.

Enfin, pour compléter la palette des possibilités de formation et de découvertes de l'art, figure bien entendu la visite des expositions. Régulièrement, le comité de la SFPA a encouragé les membres à visiter les grandes expositions en Suisse ou dans les régions les limitrophes : parmi les propositions de visite, on trouve tous les grands artistes de toutes les écoles de peinture avec bien sûr une préférence pour les impressionnistes et les grands artistes suisses. Surprenant une invitation à visiter une exposition de Joseph Beuys. Ces visites sont animées par la présence d'un artiste ou d'un historien de l'art. Des sorties "découvertes de villes historiques" sont aussi proposées aux membres de lASFPA.

On peut facilement conclure que le peintre amateur est en formation permanente. L'image du nouveau peintre amateur sociable, convivial  et épanoui, inscrit durablement à des ateliers et à des stage, a remplacé l'image du peintre du dimanche, autodidacte et solitaire.


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Exposer

Si certains peintres amateurs "peignent pour eux",, d'autres profitent de l'opportunité de présenter leurs œuvres au regard du public par le biais des expositions bisannuelles* Ils sont pris en charge par le groupe social, en l'occurrence la SFPA et non pas à se créer un réseau de relations comme doit le faire le peintre professionnel. Il bénéficie d'une structure et d'une organisation collective pour exposer généralement dans des conditions intéressantes.

De 1956 à 1959, les expositions de la SFPA sont annuelles puis, dès 1961. elles prennent un rythme bisannuel,* celui que nous connaissons actuellement. À ses débuts, la société demandait aux artistes de présenter leurs œuvres à un jury qui sélectionnait les toiles dignes d'être suspendues au cimaises des galeries d'exposition. Par la suite, en raison du refus de certains peintres amateurs de se plier à cet examen de passage, la pratique a été abolie, laissant au peintre toute liberté de choisir ses œuvres. Les règlements d'exposition au cours des années précises "chacun se fera un point d'honneur de ne présenter que des œuvres originales de bonnes factures et de bon goût; seules les œuvres picturales, encadrées, munies d'un système de suspension verticale seront retenues". De plus, ce n'est qu'à partir de 1987 que la société autorise la publication des prix de vente des œuvres dans ses catalogues.

La lecture des listes ou des catalogues de peinture parus à l'occasion des 26 expositions annuelles suggèrent quelques remarques d'ordre général. Une grande partie des œuvres exposées est figurative et traitée d'une manière réaliste; les gens les plus représentés sont le paysage et la nature morte. Les œuvres de la première catégorie portent des titres évocateurs émanant de la géographie fribourgeoise : la Sarine, le Lac de la Gruyère, Charmey, Le Stalden, lle Moléson. De même, le sujet des natures mortes porte sur la flore de nos régions: les chardons, les sapins, les tulipes et les violettes, les lilas. La faune locale est bien représentée : le hibou, le chat, le chevreuil. Les monuments de Fribourg, les chapelles de campagne, les fermes cossues de nos campagnes, les ponts rencontrent des paysages méditerranéens, réminiscences d'un d'un stage ou d'un séjour dans le sud. De ces lectures, il en ressort aussi que les représentations du corps humain, portraits, nus, rebutent le peintre amateur, à moins que, par pudeur, il s'abstienne de les exposer.

Plus des deux tiers des œuvres exposées sont des peintures à l'huile. Le solde est constitué d'aquarelles de dessins à la plume, au crayon ou au fusain. Le peintre amateur travaille ces sujets principalement sur des toiles de dimension relativement réduites dont le format dépasse rarement les 80 cm sur 60 cm.

On décèle à travers les critiques relevées dans les livres d'or des expositions ou dans la presse, une certaine sympathie pour le statut d'amateur des artistes. Certains critiques plus exercés ne manquent pas de souligner l'intérêt d'une ou de deux oeuvres présentées et d'encourager les autres artistes à mieux formuler leurs expressions artistique. Lors de chaque exposition dans toutes les critiques publiées, on incite le grand public à découvrir les œuvres des artistes amateurs, acteurs locaux de la vie culturelle fribourgeoise. On peut aussi relever l'évolution de la représentation féminine au sein de la SFPA au cours de ses 50 ans : dans les années 1960, les femmes représentaient 10 % des exposants; en 1987, la parité est atteinte et, lors des dernières expositions, elles en constituait les trois quarts.


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Les 26 expositions de la SDPA

    1.  1956  -  Galerie de l'Université *
    2.  1957  -  Galerie de l'Université *
    3.  1958  -  Galerie de l'Université, 30 participants * 
    4.  1959  -  La Grenette *
    5.  1961  -  La Grenette *
    6.  1963  -  Salle paroissiale de St-Pierre *
    7. 1965  -  Bâtiment Mobag, Rue St-Pierre *
    8. 1967  -  Bâtiment Mobag, Rue St-Pierre - 27 participants hommes, 5 participants femmes - 112 oeuvres
    9. 1969  -  Technicum cantonal, 26 participants hommes, 4 participants femmes - 111 oeuvres
    10. 1971  -  Café des Grand'Places, 26 participants hommes, 5 participants femmes - 69 oeuvres
    11. 1973  -  Coop-City, 24 participants hommes, 6 participants femmes - 58 oeuvres
    12. 1975  -  Technicum cantonal, 26 participants hommes, 5 participants femmes - 86 oeuvres
    13. 1978  -  Technicum cantonal, 15 participants hommes, 10 participants femmes - 66 oeuvres
    14. 1980  -  Ecole d'Ingénieurs, 23 participants hommes, 19 participants femmes - 102 oeuvres
    15. 1982  -  Ecole d'Ingéneiurs, 14 participants hommes, 10 participants femmes - 82 oeuvres
    16. 1984  -  Ecole d'Ingénieurs, 18 participants hommes, 9 participants femmes - 98 oeuvres
    17. 1985  -  Ecole d'Ingénieurs, 19 participants hommes, 16 participants femmes - 134 oeuvres
    18. 1987  -  Ecole d'Ingénieurs, 16 participants hommes, 17 participants femmes - 145 oeuvres
    19. 1989  -  Ancienne douane, 16 participants hommes, 15 participants femmes - 145 oeuvres
    20. 1991  -   Ecole d'Ingénieurs, 13 participants hommes, 14 participants femmes - 144 oeuvres
    21. 1993  -  Ecole d'Ingénieurs, 10 participants hommes, 18 participants femmes - 140 oeuvres
    22. 1995  -  Ecole d'Ingénieurs, 8 participants hommes, 21 participants femmes - 105 oeuvres
    23. 1997  -   Ecole des Métiers, 7 participants hommes, 19 participants femmes - 99 oeuvres
    24. 1999  -   Ecole du Personnel soignant,  participants 3 hommes, 8 participants femmes - 55 oeuvres
    25. 2001  -  Ecole du Personnel soignant,  participants 3 hommes, 9 participants femmes - 59 oeuvres 
    26. 2003  -  Salle Phénix,  10 participants hommes, 18 participants femmes - 84 oeuvres 
    27. 2005  -  Institut agricole de Grangeneuve, 8 participants hommes,25 participants femmes - ** oeuvres

         = pas de données     ** = pas encore déterminées

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  Liste des membres au 19 avril 2005 : 97

Ayer Béatrice 1996

Barras Luci 2004, Baumann Marie-Noêlle 1997, Bondallaz Gabriel 1978, Bongard Jean-Paul 1995, Bonfils Daniel 2004, Bovet Marcel 1984, Bovet Anne-maire 1985, Bronchi Sebastiano 2004, Brügger Marianne 2004, Brülhart Charlotte 1997, Buchilly Michel 1996

Camélique Marcel 2001, Cotting Gaston 1993

Déglise Jean-Marie 1985, Déglise Rose-Marie 1997, Dénervaud Thérèse 1985, Desax Catherine 1997, Ding Irma 1998. Doridant Véronique 1994, Dousse Hane 2003, 

Fracheboud Philippe 1999, Fragnière Thierry 1989, Fragnière Esther1990, François Elisabeth 2001, Froidevaux Gisèle 2003

Gamboni Sylvia 2004, Garboni Marcelle 2003, Gauch Mireille 2000, Giordan Claudine 2003, Grangier Michèle 2003, Grau Manuela 2002, Guillet Lucie 1995, Guisolan Dreyer Colette 1997,

Haefliger Aline 1991

Jacolet Thierry 2004, Jaquier Suzanne 2002, Jeckelmann Carole 1999, Joner Jean-Louis 1984, Kanobel.Haag Luzia 2001, Kolly Bernadette 1999, Krenger-Theytaz Marie-Noëlle 1989

Leva Claudine 1990, 

Maillard Anne-Marie 1986, Mancini Giovanni 1971, Markwaler Françoise 1986, Maudonnet Marie-Louise 1975, Mauron Margrith 2001, Mauron Solange 1960, Mettraux Hélène 1999, Metzener Geneviève 1996, Meyer Marthe 1985, Molliet Lina 1984, Monod Monique 1979, Morandi Raymond 1971, Morel Bernard 1971

Nguyen Evelyne 1994, Nicolet Raymonde 1984, Noth Eliane 2005, Notter Alice H. 1991

Papaux Rose 1980, Perron Lesley 1990, Perroulaz Isabelle 1994, Pignat Marie-Candide 1999, Piguet Henri 1995, Porchet François 1983, Python Marie-José 1993,

Reichlen Annick 1997, Rochat-Delley Hélène 2005, Rouiller Evelyne 2000, Roulin Suzanne 1991, Russo Fragnière Anna 2000

Savoy Christiane 2003, Schmutz Josiane 1993, Schwarten Rita 1996, Scyboz René-Claude 1964, Simonet Marie 1994, Spicher André 1976, Stauffacher Lydia 2001 Stern Hélène 1995, Studemann Monique 1978, Szombath Susi 1987

Tschur Walter 1991

Valenti Mikchela 2005, Veillard Charles 1994, Volery Anne-Marie 1981

Westermann Ursula 1996, Wicht Madeleine 2003

Zurkinden Bernadette 1997


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Rendez-vous en 2055

 Malgré les avancées de la technologie, en particulier dans le domaine de la création et de la transmission des images, la peinture persistera aussi longtemps que le désir d'expression artistique sera présent en l'homme; rien ne l'empêchera de poursuivre une tradition millénaire que ce soit à "titre professionnel" ou à "titre d'amateur". Ainsi, la SFPA gardera toute sa raison d'être en accompagnant les artistes amateurs au cours des prochaines années, renforçant encore son rôle de formateur. En ce début du XXIe siècle, des cimaises virtuelles apparaissent sur Internet. Elles ne remplacent pas les galeries, les musées et les salles d'exposition, mais elles viennent compléter l'offre existante. Tout en poursuivant les démarches traditionnelles pour recruter de nouveaux membres, les prochains comités de la SFPA pourront envisager la création d'un site Internet qui apportera des informations pratiques et pertinentes sur la société et offrira aussi aux membres la possibilité de présenter leurs œuvres d'une manière continue. Les nouvelles générations y verront peut-être quelque chose de moins intimidant que les modes de présentation actuels. Cette première approche ne pourra, par la suite, que mettre plus en valeur encore la rencontre physique avec l'œuvre des expositions bisannuelles*

Puis la passion de se laisser pénétrer par la nature puis de l'exprimer au travers des formes et des couleurs, amener encore de nombreux jeunes amateurs au sein de la SFPA, non seulement pour bénéficier de son expérience et de son réseau de relations, mais aussi pour l'amener vers son 100e anniversaire.


* * * *


* biennal

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